Nettoyer votre céramique

Comment entretenir sa porcelaine de designer, d’artiste, de créateur ? Bien sûr une céramique ikéa® ou Villeroy et Boch® vous la mettez sans plus réfléchir au lave-vaisselle. Mais ce bol en porcelaine fine, ce plat décoré main, cette tasse avec un liseré en or véritable, cette céramique de valeur fabriquée par un artisan d’art ? Une belle pièce est un objet dont vous voulez prendre soin. Vous l’avez choisi, vous le caressez, vous le sentez, vous le regardez avec attention.

Pour le lavage, c’est pareil, voyez ce moment comme un instant d’attention particulière que vous portez à votre objet. Il s’agit de l’entretenir avec attention. Ce n’est pas compliqué, mais la céramique est toujours un peu sensible aux chocs. C’est pour cela que le lave-vaisselle est à proscrire pour tout objet ayant des angles vifs, des anses fines ou des bords fins. Et on élimine aussi l’idée du lave-vaisselle pour des raisons de réactions chimiques entre les produits de lavage, votre argenterie (qui ne doit pas y aller non plus) et l’or, des céramiques cirées, raku, ou avec des décors.

Pour entretenir votre vaisselle de créateur, vous remplissez une bassine en plastique avec de l’eau chaude additionné de liquide vaisselle de préférence bio, et vous pouvez laver vos céramiques avec une brosse à vaisselle. N’utilisez pas d’éponge scotchbrite® qui raye et qui est susceptible à la durée d’enlever les décors en or, les décors en sur-émail, certaines couleurs de raku ou de rouge de fer, … Pour des objets avec des rebords, des interstices, des rugosités, vous pouvez trouver une brosse adaptée dans le commerce, pensez aux brosses à dents, des brosse à bouteilles, à biberons, des pinceaux d’artiste.

La poussière qui peut se déposer sur un objet exposé à l’air libre, s’enlève le mieux à sec a l’aide d’un pinceau ou plumeau. Mais s’il s’agit d’un objet rugueux non émaillé, comme un biscuit de Sèvres ou de Mayence, c’est en faisant couler de l’eau chaude et en brossant. C’est aussi avec de l’eau chaude du robinet (60 °C) que vous pouvez faire fondre et enlever les traces de cire de bougie. Par contre faites attention avec l’eau bouillante directement sortie du bouilloire. Si vous chauffez la céramique inégalement et trop vif sous le jet d’eau à 100 dégrées elle peut se fissurer sous l’effet du choc thermique.

Finalement sur les théières et bols japonais craquelées. Avec le temps, ces objets prennent une patine. Le colorant du thé s’infiltre dans les fins interstices relevant ainsi le décor du craquelé Ainsi aussi le thé peut laisser une voile beige-marron sur tout l’intérieur de votre service à thé. Vouloir l’enlever serait une entorse aux marques élégantes qui se créent avec le temps. Bien évidemment, vous lavez vos objets et ils seront propres, mais le temps qui laisse ses marques vous rappelle les moments de détente que vous avez passés avec vos amis en buvant ce thé.

VOTRE FICHE CONSEIL ICI

LES MUSICIENNES DE LA VILLE D’ys

Cette sculpture est identique à celle faite pour la ville de Douarnenez : « La légende de la ville d’Ys ».

En plus des protagonistes principaux de la légende j’ai voulu y adjoindre les habitants ordinaires. Ceux et celles qui subissent les soubresauts de la classe supérieure. Et cet ainsi que j’ai crée ces trois musiciennes dans leur barque. Des réfugiées qui seront fondatrices de la ville de Quimper, non loin de la baie de Douarnenez où se trouve selon la légende la ville englouti de Ys.

Je crée les sculptures de la ville d’Ys sur commande. Demander les informations sur mon page contact.

Les « Musiciennes de la ville d’Ys » Exemplaire en place sur une façade du Porz Rhu à Douarnenez

Voici la version en français de la légende de Kêr Ys recueillie par La Villemarqué, extraite du Barzaz Breiz.

I
As-tu entendu, as-tu entendu ce qu’a dit l’homme de Dieu au roi Gradlon qui est à Ys ?
« Ne vous livrez point à l’amour; ne vous livrez point aux folies. Après le plaisir, la douleur !
« Qui mord dans la chair des poissons, sera mordu par les poissons; et qui avale sera avalé.
« Et qui boit et mêle le vin, boira de l’eau comme un poisson ; et qui ne sait pas, apprendra »

II
Le roi Gradlon parla :
– Joyeux convives, je veux aller dormir un peu.
– Vous dormirez demain matin; demeurez avec nous ce soir; néanmoins, qu’il soit fait comme vous le voulez.
Sur cela, l’amoureux coulait doucement, tout doucement ces mots à l’oreille de la fille du roi :
– Douce Dahut, et la clef ?
– La clef sera enlevée; le puits sera ouvert: qu’il soit fait selon vos désirs !

III
Or, quiconque eût vu le vieux roi endormi, eût été saisi d’admiration,
D’admiration en le voyant dans son manteau de pourpre, ses cheveux blancs comme neige flottant sur ses épaules, et sa chaîne d’or autour de son cou.
Quiconque eût été aux aguets, eût vu la blanche jeune fille entrer doucement dans la chambre, pieds nus :
Elle s’approcha du roi son père, elle se mit à genoux, et elle enleva chaîne et clef.

IV
Toujours il dort, il dort le roi. Mais un cri s’élève dans la plaine :
– L’eau est lâchée! La ville est submergée !
– Seigneur roi, lève-toi ! Et à cheval ! Et loin d’ici ! La mer débordée rompt ses digues !
Maudite soit la blanche jeune fille qui ouvrit, après le festin, la porte du puits de la ville d’Ys, cette barrière de la mer !

V
– Forestier, forestier, dis-moi, le cheval sauvage de Gradlon, l’as-tu vu passer dans cette vallée ?
– Je n’ai point vu passer par ici le cheval de Gradlon, je l’ai seulement entendu dans la nuit noire : Trip, trep, trip, trep, trip, trep, rapide comme le feu !
– As-tu vu, pêcheur, la fille de la mer, peignant ses cheveux blonds comme l’or, au soleil de midi, au bord de l’eau ?
– J’ai vu la blanche fille de la mer, je l’ai même entendue chanter : ses chants étaient plaintifs comme les flots.

Livadenn Gêr Is, Barzaz Breiz.

légende de Kêr Ys, La Villemarqué

source : culture-bretagne

Douarnenez est une ville de beaucoup de fêtes et de la musique. J’ai voulu que les habitants de cette ville se reconnaissent dans ces musiciennes. Et en même temps cette sculpture parle aussi d’un drame qui se passe dans notre monde. Des gens du monde entier qui cherchent une place parmi nous. Des personnes ordinaires qui ont des qualités et leurs joies de vivre et qui ont simplement vécues un malheur auquel elles essayent d’échapper. Tout comme ces filles revenues de temps jadis. Cette histoire si vieille qu’elle ne peut-être que vraie nous raconte les malheurs de notre temps, notre histoire et notre futur,…

LE JEU d’ ÉCHECS

Blanc brillant- noir mat a été crée en 1999 à occasion du championnat d’échecs qui se tenait à Besançon. Un concours a été organisé parmi les artistes et artisans d’art de Franche Comté. J’ai participé et mon jeu d’échecs fut exposé dans la galerie de l’hotel de ville de Besançon. Bien qu’il ne fut pas primé, j’étais particulièrement fier de ma première page dans le journal local.

J’ai voulu créer un jeu absolument contemporain mais dont toutes les pièces sont reconnaissables. Un jeu c’est fait pour jouer , non pas uniquement pour l’admirer.

On reconnait donc aisément les pièces. Leur base de 3,5 x 3,5 cm permet de les placer sur le plupart des échiquiers. Les pièces blanches sont fait en porcelaine blanche émaillée et brillante. Les pièces noires sont en porcelaine biscuit colorée dans la masse. Chaque pièce est lesté avec du plâtre. On approche le poids réglementaire et l’échiquier ne sera pas rayé garce a la finition feutre dessous.

Le Roi montre bien que c’est lui le plus important avec sa forme de globe terrestre et la croix divine, les symboles de la royauté. La Dame n’affiche pas sa force. Plus discrète mais droite et haute. On divine aussi son visage, froid et droit devant. Elle me fais penser à la marâtre de Blanche Neige. Le cavalier, dessiné comme un cheval, la tête rentrée, prêt a bondir. Puis le fou,.. Fou ? C’est bien Français d’appeler l’Évêque Fou. Mais soit. Comme il est fou, je l’ai placé de travers, indiquant par là aussi sa façon de jouer. Et bien évidement ce fou porte sa blessure a la tête. La Tour est carrée, droite et défends l’angle. J’aime beaucoup le dessin simple et fort de cette pièce. Les pions, pauvres pions, nécessaires mais prêts a tomber. Ils n’ont pas droit au décorum, mais la simplicité d’une sphère posée sur sa base. Et en même temps ne ressemblent’ils pas au roi ? Cet être placé tout au dessus mais aussi, voir plus, fragile que le plus simple des pions.

Ce jeu a été acquis par le musée du jouet La Citadelle de Besançon. J’en fabrique des exemplaires à la demande. Actuellement il existe trois exemplaires de ce jeu dans le monde.